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Introduction




  Le programme de Tripoli :


A servi de Constitution à l'Algérie après son indépendance en 1962, a créé la fonction de Président comme chef d'État, ainsi que celle de chef du gouvernement comme responsable de la coordination du gouvernement. Une nouvelle constitution est adoptée en 1963. Cette dernière a aboli la fonction de chef du gouvernement et confié l'ensemble du pouvoir exécutif au Président. Durant les quatre premières décennies de son indépendance, l'Algérie a été un régime à parti unique sous l'égide du Front de libération nationale (FLN). La présidence a été alors systématiquement confiée à des membres du FLN : Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne et Chadli Bendjedid



  La Constitution de 1976 :


A maintenu la présidence et lui a donné la possibilité de nommer un Premier ministre, tout en laissant facultative cette nomination. Avec la révision constitutionnelle de 1979, la nomination d'un Premier ministre devient obligatoire. Ce dernier, conformément à l'article 113 de la Constitution révisée « l'assiste [le président] dans la coordination de l'activité gouvernementale et la mise en œuvre des décisions prises en Conseil des ministres » et « exerce ses attributions dans le cadre des pouvoirs qui lui sont délégués par le président de la République ». La révision constitutionnelle de 1988 remplace la fonction de Premier ministre par celle de chef du gouvernement, qui devient le véritable détenteur du pouvoir exécutif et devient responsable devant l'Assemblée populaire nationale. Les prérogatives du Président sont alors largement réduites.



  La fin des années 1980 :


Le système politique algérien se libéralise brusquement avec la fin de l’hégémonie du parti unique FLN qui dominait la vie publique depuis 1962. Toutefois, lorsque le Front islamique du salut (FIS) a remporté les élections législatives en 1991, les janviéristes forcent le président Chadli Bendjedid à dissoudre le parlement et à démissionner le 11 janvier 1992. L'armée se déploie dans les rues d'Alger et le gouvernement de Mouloud Hamrouche démissionne à son tour. Il est remplacé par un Haut Comité d'État, composé de cinq membres. Le Conseil nomme un président, Mohamed Boudiaf, ancien héros de la guerre d'indépendance. Il est chargé de gérer la période transitoire de trois ans devant mener à de nouvelles élections. Cependant Boudiaf est assassiné six mois plus tard et remplacé par Ali Kafi. Le pays sombre dans une guerre civile atroce, opposant l'armée et les groupes armés islamiques. Kafi est remplacé en 1994 par Liamine Zéroual, qui appelle à l’organisation d'une élection présidentielle en 1995, qu'il remporte avec plus de 60 % des voix. Cette élection n'apporte cependant ni la paix ni la sécurité qu'espérait le peuple algérien qui connait les premiers massacres de masse de la guerre civile. L'échec des négociations avec le FIS oblige Zéroual à démissionner quatre ans plus tard et à organiser une nouvelle élection présidentielle en 1999. La guérilla islamiste se réduit progressivement à partir de cette date.



  Abdelaziz Bouteflika :


Le 12 novembre 2008, le président Abdelaziz Bouteflika appelle les deux chambres du parlement pour réviser la constitution et se prononcer sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, les deux chambres (à majorité : Front de libération nationale (FLN), Rassemblement national démocratique (RND) et Mouvement de la société pour la paix (MSP)) autorisent cette modification de la Constitution



  Révision constitutionnelle de 2016 :


Le texte rétablit la limite à deux mandats présidentiels, qui avait été supprimée au profit du président Bouteflika lors de la révision de 2008 et rend inconstitutionnel l'allongement de ce nombre de mandats.
Le texte, par le biais de l'article 51, empêche les binationaux d'occuper certaines hautes fonctions politiques.
La modification de l'article 73 devenu l'article 87 alourdir les conditions d'éligibilité à la présidence de la République qui précise que le candidat devra en plus « ne pas avoir acquis une nationalité étrangère », « attester de la nationalité algérienne d'origine du père et de la mère », « attester de la nationalité algérienne d'origine unique du conjoint » et « justifier d'une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de dix années précédant le dépôt de la candidature »



  Révision constitutionnelle de 2020 :


Le président de la République est élu au suffrage universel, direct et secret. La durée de son mandat est de cinq ans. Il est rééligible une seule fois, consécutive ou non.
Maintien du bicamérisme, limitation du mandat parlementaire à deux mandats, consécutifs ou séparés.


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Présentation


  Constitution :


L'Algérie est un État où le multipartisme est autorisé. Près de soixante partis politiques existent ou ont existé depuis la libéralisation du pays en 1988. Tous les partis doivent être approuvés par le ministère de l'Intérieur après enquête. La Constitution de 1996 précise :

  Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale. […] Toute obédience des partis politiques, sous quelque forme que ce soit, à des intérêts ou partis étrangers, est proscrite. Aucun parti politique ne peut recourir à la violence ou à la contrainte, quelles que soient la nature ou les formes de celles-ci.  

L'Algérie a connu plusieurs constitutions depuis son indépendance :

► la constitution de 1963, suspendue en 1965;

► la constitution de 1976, révisée en 1979, 1980 et 1988, articulée à la Charte nationale du 5 juillet 1976, révisée en 1986;

► la constitution de 1989;

► la constitution de 1996, révisée en 2002, 2008, 2016 et 2020.



  Prérogatives du Président :


Le président de la République est le chef de l'État, élu au suffrage universel, direct et secret pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Le président est le chef du Haut conseil de sécurité. Il est également le chef suprême des Forces armées, il est responsable de la défense nationale (ne pas confondre avec le ministre de la Défense nationale), il arrête et conduit la politique extérieure de la Nation, il préside le Conseil des ministres, il nomme le Premier ministre et peut également mettre fin à ses fonctions, il signe les décrets présidentiels, il dispose du droit de grâce, du droit de remise ou de commutation de peine. Il peut également organiser des référendums, décerner des décorations et conclure et ratifier des traités internationaux.

Le président nomme, notamment :

► le président du Conseil d'État ;
► le secrétaire général du gouvernement ;
► le gouverneur de la Banque d'Algérie ;
► les magistrats ;
► les responsables des organes de sécurité ;
► les walis.



  Fonctions du Président :


Le Président préside les réunions du Conseil des Ministres. Il rédige, coordonne et implémente le programme de son gouvernement, qu'il doit présenter à l'Assemblée pour ratification. Le Président préside également le Haut Conseil de Sécurité, qui est chargé de conseiller sur toutes les matières concernant la sécurité nationale.

La présidence de l'État a été attribuée par le Haut Comité de Sécurité (HCS), à l’issue de la « conférence nationale de consensus » de janvier 1994, au général Liamine Zéroual. Son mandat a été confirmé par l’élection présidentielle de novembre 1995. La révision constitutionnelle de novembre 1996, approuvée par référendum mais contestée par l’ensemble des forces d’opposition, a considérablement élargi les pouvoirs présidentiels. Depuis l'élection présidentielle algérienne de 2019, la présidence est assurée par Abdelmadjid Tebboune.

Le Conseil des Ministres/ Gouvernement : Le Conseil des Ministres est présidé par le Premier Ministre ou Chef du gouvernement, lui-même désigné par le président de la République.



  Nombre et durée des mandats :


De 1976 à 1979, le président de la République est élu pour un mandat de six ans, renouvelable. De 1963 à 1976 et depuis 1979, le mandat est de cinq ans.

Le 12 novembre 2008, le président Abdelaziz Bouteflika appelle les deux chambres du parlement pour réviser la constitution et se prononcer sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, les deux chambres à majorité :

► Front de libération nationale (FLN).
► Rassemblement national démocratique (RND).
► Mouvement de la société pour la paix (MSP).

Autorisent cette modification de la Constitution.
La révision constitutionnelle de 2016 rétablit cette limite, introduite pour la première fois en 1996.



  Le Secrétariat général du gouvernement :


À la différence des autres organes de la Présidence de la République dont il fait partie, le Secrétariat général du gouvernement est essentiellement un organe permanent de coordination de l’activité juridique gouvernementale.

Il constitue la base de l’organisation de l’activité normative de l’État. En effet, c’est à lui que revient le mérite d’avoir instauré et veillé au respect sans relâche par voie de circulaires et d’instructions, agissant sous le timbre de la Présidence du Conseil, des procédures et aspects d’élaboration des textes législatifs et réglementaires en termes de techniques de rédaction juridique, de terminologie, de respect des normes et des procédures de consultation interministérielle.

Outre ses fonctions d’étude, de contrôle de conformité ou de régularité, tant dans la forme que dans le fond, des textes juridiques de l’État, le Secrétariat général du gouvernement est le plus souvent appelé à se prononcer ou à donner son avis motivé sur toute question juridique qui entrave la concrétisation d’une action ou que peuvent être amené à lui poser le Chef de l’État ou le Chef du Gouvernement. Son avis très recherché peut concerner un arbitrage de droit, la meilleure manière de mettre en œuvre une loi, un décret ou un arrêté ou alors une réponse à des interprétations divergentes de textes.


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Constitution



  Constitution algérienne de 1963 :


La Constitution de l'Algérie a été adoptée par l'Assemblée constituante et référendum le 8 septembre 1963, après la guerre d'Algérie (1954-1962); proposée par Ahmed Ben Bella à des délégués du Front de libération nationale (FLN) composé de 300 membres réuni au cinéma Majestic (actuellement Atlas) le 31 juillet 1963. Celle-ci fut approuvé par les délégués en question mais connaîtra une forte opposition par le courant révolutionnaire du FLN (Mohamed Boudiaf, Hocine Ait Ahmed, Belkacem Krim), et poussa Ferhat Abbas à démissionner de son poste de président de l'Assemblée constituante considérant que c'était le rôle de son assemblée de voter la Constitution et non pas à un bureau politique.

La constitution est finalement adoptée par l'Assemblée le 28 août 1963, par 139 voix contre 231. Comme le texte le prévoit, et en application de la loi du 30 août 1963, elle est soumise à référendum le 8 septembre et approuvée à la quasi-unanimité1. Dès lors, le FLN devient le parti unique, et empêche la création du PRS (parti de Mohamed Boudiaf), le FFS (parti d'Hocine Ait Ahmed), le parti des Oulémas (représenté par Ahmed Taleb Ibrahimi), ainsi que d'autres partis d'opposition.

Le coup d'État de 1965 la suspend mais elle n'est remplacée qu'en 1976 avec la Constitution algérienne de 1976.



  Constitution algérienne de 1976 :


La Constitution de l'Algérie de 1976 a été adoptée par référendum le 19 novembre 1976, et régit le pays jusqu'en 1989. Adoptée dix ans après le coup d'État du 19 juin 1965 en Algérie, elle conforte le pouvoir de Houari Boumédiène en instaurant un régime nettement présidentiel dans le cadre d'un parti unique, le Front de libération nationale (FLN).

Après le coup d'État du 19 juin 1965, Houari Boumédiène exerce le pouvoir au nom du Conseil de la Révolution, qu'il préside. L'ordonnance du 10 juillet 19651 établit un nouveau gouvernement dans l'attente d'une Constitution. La Constitution de 1963 se trouve donc abrogée. Désireux de construire plutôt un nouvel État « par la base », le pouvoir en place cherche d'abord à construire un nouveau fonctionnement des collectivités locales. Sur le plan national, les institutions provisoires subsistent pendant plus de dix ans tandis qu'aucune élection nationale n'est organisée.
En 1976, face à un début de timide contestation, H. Boumédiène engage un processus de mise en place d'institutions plus stables. Il ne souhaite pas seulement faire une nouvelle constitution, mais fixer dans un document partagé par le peuple les grands principes de la république. Dans un premier temps, il fait rédiger une charte nationale : adoptée par référendum le 27 juin 1976, elle indique les grands principes de l'Algérie socialiste.
La Constitution elle-même est élaborée dans les mois qui suivent. La commission de rédaction comprend Mohamed Abdelghani, Bélaïd Abdessalam, Ahmed Bencherif, Mohamed Seddik Benyahia, Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Taleb Ibrahimi. Soumise à la Conférence des cadres de la Nation le 6 novembre2, elle est largement approuvée par un nouveau référendum le 19 novembre 1976 et promulguée le 22 novembre.

La Constitution de 1976 comprend un préambule et 199 articles. Elle est divisée en trois titres, dont le troisième, très bref (3 articles) ne comprend que les dispositions finales. Le premier titre fixe les principes politiques de l'État et de la société algérienne. Le second est plus proprement institutionnel.
Le nombre important d'articles et le haut niveau de détail énoncé en font une constitution plutôt rigide

Au sein du titre Ier, la Constitution consacre le chapitre IV aux libertés fondamentales et droits de l'homme et du citoyen, puis le chapitre V aux devoirs des citoyens. Si les droits et libertés proclamés sont en principes très étendus, ils sont en fait limités par les devoirs des citoyens du chapitre V, par l'absence de pluralisme politique ou syndical, et par le rôle déterminant de la loi dans l'élaboration précise du cadre de ces droits et libertés.
La Constitution réaffirme l'option du pays pour le socialisme qui doit permettre de parachever les objectifs fixés depuis 1954 dans le cadre de la guerre de libération. Le socialisme ainsi proclamé s'inscrit dans l'esprit du socialisme arabe mais se veut original.
Elle confirme aussi le poids politique déterminant du Front de libération nationale comme parti unique5. L'établissement du socialisme doit être favorisé par le parti qui constitue l'avant-garde, mais le peuple est invité à participer à cet objectif politique grâce à l'existence d'organisations de masse.

La Constitution de 1976 est révisée en 1979, 1980 et 1988, articulée à la Charte nationale du 5 juillet 1976, révisée en 1986.

Révision de 1979
Après le décès de Boumédiène, le nouveau président Chadli Bendjedid engage rapidement une révision constitutionnelle qui aboutit à la loi du 30 juin 1979. Cette révision restreint quelque peu le caractère présidentiel du régime. La durée du mandat du président de la République revient à cinq ans. Désormais, la nomination d'un Premier ministre devient une obligation et la Constitution précise son rôle. La Constitution révisée laisse la possibilité au Président de la République de nommer plusieurs vice-présidents. Enfin, l'article 117 consacré au décès du Président est étoffé pour tenir compte d'un éventuel cas d'incapacité.

Révision de 1988
En novembre 1988, la constitution est révisée et le poste de Premier ministre est remplacé par celui de chef du gouvernement.



  Constitution algérienne de 1989 :


La Constitution de l'Algérie de 1989 a été adoptée par référendum le 23 février 1989 après les événements du 5 octobre 1988, à 73,43 % de « oui » avec un participation électorale s'élevant à 78,98 %.

À l'époque, le président Chadli Bendjedid annonce la révision constitutionnelle dès la mi-janvier 19891.

Le nouveau texte constitutionnel algérien tout juste adopté ne fait désormais plus référence à la charte de 1986 ni au socialisme, ce qui est une grande première dans l'histoire du pays, marqué par une tradition et une affiliation de longue date à la doctrine socialiste1.

La « Constitution reconnaît le multipartisme », consacrant constitutionnellement le multipartisme, instauré progressivement dès 1988, à travers « l'ouverture aux sensibilités » du Front de libération nationale (Algérie) (FLN) dès la réforme constitutionnelle du 3 novembre 1988 et le sixième congrès du parti des 27 et 28 novembre 19881.

La Constitution consacre la séparation entre les organes de l'État et le parti unique algérien au pouvoir depuis la fin de la guerre d'indépendance en 1962 qu'est le FLN, mettant ainsi fin à la relation historique parti-État. En effet, le principe du « gouvernement par le parti » constamment réaffirmé depuis le premier congrès du FLN en 1962 est effacé du texte constitutionnel1.

L'avancée institutionnelle et politique majeure du nouveau texte constitutionnel est l'instauration du pluralisme dans le pays. Ainsi, l'article 40 reconnait la possibilité de participer à la création d'Associations à Caractère Politique (ACP), qui est une catégorie juridique pleinement neuve. L’appellation ACP permet de ne pas déroger au principe de « sensibilités », consacré lors de la première réforme du FLN, mais aussi de montrer qu'il s'agit d'initiatives civiles et démocratiques (des associations citoyennes), les rendant ainsi légitimes, et qui pourront plus tard être pleinement actrices du multipartisme. Cette dénomination permet de laisser un certain flou quant à la nature de ces associations politiques, sans les qualifier de parti, ce qui n'est pas négligeable, dans un contexte de transition démocratique progressive qui s'opère en Algérie et de remise en cause de l'hégémonie historique du parti unique, le FLN1.

De plus, le rôle de l'armée nationale populaire est déconstitutionnalisé. Avec la réforme constitutionnelle de 1989, cette dernière a désormais pour unique mission la « sauvegarde de la souveraineté nationale » et la « défense de l'intégrité territoriale du pays », contrastant ainsi grandement avec son précédent rôle d'« instrument de la révolution (qui) participe au développement du pays et à l'édification du socialisme » (Constitution de 1976). En effet, dans les années 1960-1970, l'armée a notamment été chargée des grands travaux réalisés en Algérie, tels que : la construction de routes, d'usine, d'hôpitaux, l'édification des villages de la « révolution agraire » ou encore du barrage vert de la route transsaharienne. Les militaires étaient également responsables de campagnes d'alphabétisation ou responsables de la gestion d'entreprises industrielles et coopératives agricoles. Ils participaient aux congrès du FLN, aux commissions de sélection des candidats lors des différentes élections et étaient également membres du comité central, du bureau politique1.

La constitution de 1989 garantissait les droits fondamentaux des citoyens (liberté d'expression, d’opinion, d'association, liberté religieuse, liberté de la presse). Elle instaurait un régime parlementaire avec un parlement monocaméral, l'Assemblée populaire nationale. La constitution reconnaissait l'indépendance du pouvoir judiciaire (cour suprême, conseil supérieur de la magistrature) et la propriété privée.



  Constitution algérienne de 1996 :


A été adoptée par référendum le 28 novembre ; sa quatrième révision est entrée en vigueur le 30 décembre 2020 après avoir été adoptée par référendum le 1er novembre 2020.
La victoire de Liamine Zéroual lors de l'élection présidentielle du 16 novembre 1995 amène le président à faire adopter une nouvelle constitution. Il s'agit d'une révision de la constitution précédente. Dans son avant-projet, annoncé à l'été 1996, il était prévu que le président effectue un septennat non renouvelable.
Elle renforce considérablement les pouvoirs présidentiels et instaure un parlement bicaméral, la plupart des articles de l'ancienne constitution de 1989 sont cependant repris dans celle de 1996

L'Islam est la religion de l’État. L'arabe est la langue nationale et officielle, de même que le Tamazight (berbère). L'hymne national est « Qassaman ». La devise du pays est « Par le Peuple et pour le Peuple ».
Les collectivités territoriales de l’État sont la commune et la wilaya.
Le Président de la République est élu au suffrage universel, direct et secret. La durée de son mandat est de cinq ans. Il est rééligible une seule fois.
Les membres (députés) de l'Assemblée Populaire Nationale sont élus au suffrage universel, direct et secret. L'Assemblée Populaire Nationale est élue pour un mandat de cinq ans.

La Constitution de 1996 est révisée en 2002, 2008, 2016 et 2020. Cette quatrième révision constitutionnelle est entrée en vigueur le 30 décembre 2020.


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Elections


Résultats de 1963 :


L'élection s'est déroulée le 8 avril 1963.
Ahmed Ben Bella (FLN - Candidat unique)

    ► Votes pour : 5 805 103 - 99,61%
    ► Votes Contre : 22 515 - 0,39%
    ► Votes valides : 5 827 618 - 99,62%
    ► Votes blancs et nuls : 22 515 - 0,38%
    ► Total : 5 850 133 - 100%
    ► Abstention : 731 207 - 11,11%
    ► Inscrits / participation : 6 581 340 - 88,89%



Résultats de 1976 :


L'élection s'est déroulée le 10 décembre 1976.
Houari Boumédiène, seul candidat, a été élu avec 99,50 % des voix.



Résultats de 1979 :


L'élection s'est déroulée le 7 février 1979, après la mort du président en poste, Houari Boumédiène.
Chadli Bendjedid, seul candidat, a été élu avec 99.40 % des suffrages.
Le 8 février 1979, la commission électorale a proclamé les résultats



Résultats de 1984 :


L'élection s'est déroulée le 12 janvier 1984. Le président sortant, Chadli Bendjedid, seul candidat, a été réélu avec 99,42 % des voix.



Résultats de 1988 :


L'élection s'est déroulée le 22 décembre 1988. Le président sortant, Chadli Bendjedid, seul candidat, a été réélu avec 93,26 % des voix.



Résultats de 1995 :


    -   Votants :
    -   Suffrages exprimés : 12 087 281 (75,7 %)
    -   Suffrages invalidés :
    -   Suffrages exprimés valides : 11 619 532 (72,5 %)


Candidats Parti Votes %
  Liamine Zeroual   Sans parti (indépendant)   7 088 616   61,34
  Mahfoud Nahnah   Mouvement de la société pour la paix   2 971 974   25,6
  Saïd Sadi   Rassemblement pour la culture et la démocratie   1 115 796   9,6
  Noureddine Boukrouh   Parti du renouveau algérien   443 144   3,8

Résultats de 1999 :


Candidats Parti % Voix
  Abdelaziz Bouteflika   (sans étiquette)   73,5 %   7 445 045
  Ahmed Taleb Ibrahimi     12,5 %   1 265 594
  Abdallah Djaballah   Mouvement pour la réforme nationale   4,0 %   400 080
  Hocine Aït Ahmed   Front des forces socialistes   3,2 %   321 179
  Mouloud Hamrouche     3,1 %   314 160
  Mokdad Sifi     2,2 %   226 139
  Youcef Khatib     1,2 %   121 414

Suffrages exprimés 100 % 10 652 623



Résultats de 2004 :


Candidats Parti % Voix
  Abdelaziz Bouteflika   (sans parti)   84,99 %   8 651 723
  Ali Benflis   Front de libération nationale   6,42 %   653 951
  Abdallah Djaballah   Mouvement pour la réforme nationale   5 %   511 526
  Saïd Saadi   Rassemblement pour la culture et la démocratie   1,9 %   197 111
  Louisa Hanoune   Parti des travailleurs   1 %   101 630
  Ali Fawzi Rebaine   Ahd 54   0,6 %   63 761

Total des votes exprimés 10 179 702



Résultats de 2009 :


Candidats Parti % Voix
  Abdelaziz Bouteflika   (sans parti)   90,24   12 911 705
  Louisa Hanoune   Parti des travailleurs   4,22   604 258
  Moussa Touati   Front national algérien   2,31   330 570
  Djahid Younsi   Mouvement El-Islah   1,37   196 674
  Ali Fawzi Rebaine   Ahd 54   0,93   133 129
  Mohamed Saïd   indépendant   0,92   132 242

Total / participation 15 351 305 / 74,54 %



Résultats de 2014 :


Candidats Parti % Voix
  Abdelaziz Bouteflika   (sans parti)   80,49   8 531 311
  Ali Benflis   Indépendant   12,30   1 288 338
  Abdelaziz Belaïd   Front El Moustakbal   3,06   328 030
  Louisa Hanoune   Parti des travailleurs   1,37   157 792
  Ali Fawzi Rebaine   Ahd 54   1,22   105 223
  Moussa Touati   Front national algérien   0,56   58 154

    -   Votes exprimés : 10 468 848     90,24%
    -   Votes blancs et nuls : 1 132 136     9,76%
    -   Total : 11 600 984     100%
    -   Abstention : 11 279 694     49,30%
    -   Inscrits / participation : 22 880 678     50,70%



Résultats de 2019 :


Candidats Parti % Voix
  Abdelmadjid Tebboune   Indépendant   58,13   4 947 523
  Abdelkader Bengrina   El Binaa   17,37   477 836
  Ali Benflis   Avant-garde des libertés   10,55   897 831
  Azzedine Mihoubi   Rassemblement national démocratiqueb   7,28   619 225
  Abdelaziz Belaïd   Front El Moustakbal   6,67   568 000


    -   Votes valides : 8 510 415     87,24%
    -   Votes blancs et nuls : 1 244 925     12,76%
    -   Total : 9 755 340     100%
    -   Abstention : 14 726 357     60,12%
    -   Inscrits / participation : 24 464 161     39,88%


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PS : Nous ne garantissons pas la pérennité de ces vidéos qui peuvent être supprimées par leurs auteurs.


      Ferhat Abbas


      Benyoucef Benkhedda


      Houari Boumedienne


 


      Chadli Bendjedid


      Mohamed Boudiaf


      Abdelaziz Bouteflika